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	<title>Lotie's blogbooks</title>
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		<title>Lotie's blogbooks</title>
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		<item>
		<title>L&#8217;Empire de Barthes</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 19:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de découvrir L&#8217;Empire des Signes de Barthes. Je vous en livre un petit aperçu. § Présentation de l’auteur : &#160; 1. Présentation subjective &#160; Barthes, Roland Barthes… Ce nom vous le connaissez. Et lorsque vous cherchez à identifier l’homme qui se cache derrière ces quelques lettres, vous tentez péniblement de remonter le long [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=37&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de découvrir <i>L&#8217;Empire des Signes</i> de Barthes. Je vous en livre un petit aperçu.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:0;text-align:justify;text-indent:0;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Wingdings;"><span>§<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">         </span></span></span><!--[endif]--><b>Présentation de l’auteur</b> :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:106.8pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>1.<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">      </span></span><!--[endif]-->Présentation subjective</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>            </span>Barthes, Roland Barthes… Ce nom vous le connaissez. Et lorsque vous cherchez à identifier l’homme qui se cache derrière ces quelques lettres, vous tentez péniblement de remonter le long chemin de vos souvenirs. Vous songez à vos cours de littérature, de philosophie, voire de sociologie… Mais quel quidam a–t-il bien pu déjà vous en parler ?? Vous êtes pourtant sûrs de l’avoir rencontré quelque part !! Le brouillard de votre esprit encombre encore votre pensée. La prise de conscience que nous oublions plus vite que nous n’apprenons s’avère douloureuse. Pour y remédier, vous commencez<span>  </span>la seconde phase, plus intense, de la remémoration.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">Attention, le corps intervient : Vous penchez la tête, plissez les yeux, la concentration vous gagne peu à peu… Quelques concepts émergent enfin (« linguistique », « sémiologie », « structuralisme », « nouvelle critique »,…) ; l’identification est moins floue. Soudain, un éclair de lumière surgit : Ca y est !! Oh, lumière, tout fait sens désormais.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:106.8pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>2.<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">      </span></span><!--[endif]-->Présentation objective</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">Roland Barthes est né en 1915 à Cherbourg. En 1935, il s’inscrit en lettres classiques à la Sorbonne et suit des cours de lexicologie et de linguistique. La guerre arrive. Lui, atteint de faiblesse pulmonaire, est réformé. Il commence sa carrière d’enseignant et d’écrivain. Il découvre les textes fondamentaux de Marx, de Sartre, de Michelet, il rencontre le linguiste Greimas. Sa vie professionnelle est rythmée par de nombreux voyages à l’étranger : il part en Egypte, vit un temps au Maroc, il donne des cours à Grabat, est nommé bibliothécaire à Bucarest. Cet élan pour vivre et pour expérimenter l’« ailleurs », a sans doute influencé son choix, dans les années 50, de travailler pour le ministère des affaires étrangères. Déjà, il écrit des chroniques dans diverses revues intellectuelles : <i>Combat</i>, <i>Lettres</i> <i>nouvelles, Esprit, Tel Quel, Communications</i> et publie ses premiers récits. <i>Le Degrés zéro de l’écriture </i>paraît en 1953<i>.</i> En 1962, il devient membre avec Michel Foucault du premier conseil de rédaction de la revue <i>Esprit</i> (revue anciennement dirigée par Georges Batailles). En parallèle, il assure des cours dans l’enseignement supérieur et profite de ses séminaires pour diffuser l’évolution de sa pensée. Ainsi, paraissent, en 1965, les <i>Eléments de sémiologie</i> suivis du <i>Système de la mode </i>en 1967. En 1977, Il entre au Collège de France et y occupe la chaire de sémiologie jusqu’en 1980. Fauché par une voiture à Paris, il décède la même année.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">Les problématiques du rôle de l’auteur et de la place de ce dernier devant le texte qu’il produit, représentent une part essentielle dans l’œuvre de Barthes. « Ecrivain écrivant » sur les enjeux de l’écriture et les questions qu’elle soulève, Roland Barthes ne cesse de mettre son art à l’épreuve de la réflexion. D’autres récits interrogent plus particulièrement le sens des symboles véhiculés par l’art et la société. Maître de la « démythologisation », il aime raconter à ses étudiants l’anecdote du « miraculé de Lourdes » : Un jour, un infirme qui s’était plongé dans l’eau bénite, en est ressorti, non en marchant, mais assis dans un fauteuil-roulant flambant neuf ! Après la mort de Dieu, c’est celle de l’auteur qui est annoncée. L’article paru sous le titre interrogatif « Qu’est ce qu’un auteur ? » pervertit les systèmes de pensées traditionnels. Il y est question d’un auteur anonyme et indéfini (il titre <i>un</i> auteur et non <i>l’</i>auteur). Il s’agit d’exprimer l’idée selon laquelle l’écriture d’un texte est assassine. Une fois écrit, le texte tue l’auteur du récit (celui qui a écrit) pour laisser la place à son interprète (celui qui lit). Désacralisé, l’auteur n’est plus considéré comme le Créateur absolu : <i>L</i>’auteur devient <i>un</i> auteur, ni défini, ni définitif.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;"><span style="font-size:11pt;">« La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur. » </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;"><span style="font-size:11pt;"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">Barthes renverse les cadres établis. L’auteur passe au second plan.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">Un autre versant de Barthes apparaît dans les écrits culturels et artistiques qu’il consacre à la littérature de son temps, le Nouveau roman, à la peinture non figurative, au théâtre, à la musique de Boulez, à la photographie, ou encore au voyage… Dans <i>L’Empire des signes, </i>Barthes<i> </i>parle de ses impressions du Japon. Plus qu’un rassemblement exotique d’anecdotes, le livre diffère des guides, des carnets de route et autres récits d’explorateur. L’auteur, sémiologue, nous présente ici le Japon qu’il a visité, ou plutôt le Japon qu’il a « rencontré » et « éprouvé » en 1970.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">«  Le rendez-vous :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;text-align:justify;text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">Ouvrez un guide de voyage : vous y trouvez d’ordinaire un petit lexique, mais ce lexique portera bizarrement sur les choses ennuyeuses et inutiles : la douane, la poste, l’hôtel, le coiffeur, le médecin, le prix. Cependant, qu’est ce que voyager ? Rencontrer. Le seul lexique important est celui du rendez-vous. » &#8211; p. 27</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:36pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Ce Japon, pays berceau de l’écriture, devient ainsi, le temps d’un récit, « l’empire des signes » de Barthes. La rencontre de l’auteur avec le Japon aboutit sur l’écriture d’un joli petit ouvrage, témoignage d’un « rendez-vous » imprévu, d’un éveil des <i>sens</i> tant au niveau « sémantique » que « sensible ». Parmi les nombreux pays qu’il a visités, seul, le Japon semble réunir un ensemble de symboles libres de toute contrainte structuraliste, c&#8217;est-à-dire de la liaison causale signifié = signifiant (ce que Barthes appelle la « sémiocratie »). A travers ce voyage, c’est un système de signes épuré, léger, presque aérien qui apparaît devant les yeux émerveillés de l’auteur.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Wingdings;"><span>§<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">         </span></span></span><!--[endif]--><b><i>L’Empire des signes</i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Comprenant de nombreuses illustrations (dessins, aquarelles, photographies dont certaines ont été prises par Nicolas Bouvier…), le texte est initialement paru en 1970 dans les Editions d’Art, Albert S<span style="font-variant:small-caps;">kira</span>. Barthes prévient dès le début de l’ouvrage que ces illustrations ne viennent pas à titre de compléments ou d’accompagnement du texte mais qu’elles composent le récit autant que les mots. Texte et image forment un couple insécable qu’il convient de lire et de contempler sur le même plan.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;text-align:justify;text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">« Le texte ne « commente » pas les images ; les images n’« illustrent » pas le texte : chacune a été pour moi le départ d’une sorte de vacillement visuel, analogue peut-être à cette perte de sens que le Zen appelle un <i>satori</i> ; texte et image, dans leur entrelacs, veulent assurer la circulation, l’échange de ces signifiants : le corps, l’écriture, et y lire le recul des signes. » &#8211; p. 10</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Dans ce texte, Barthes tente de rapporter l’expérience singulière de la perte de sens ; expérience qu’il a vécue lors de son voyage au Japon en 1970. En rupture totale avec les modèles de signification occidentaux, le Japon a provoqué chez Barthes un véritable « tsunami sémiologique ». Barthes parle de « séisme », « de vacillement de la connaissance ». Il repose sur des modes de signification qui sont pour nous absolument inconnus et étrangers. Cette expérience, loin d’être vécue comme une épreuve pénible, s’est avérée fascinante et révélatrice. Le Japon témoigne de la possibilité d’un système sémantique qui ne soit pas contraignant.<span>  </span>En allant « là-bas », Barthes est confronté à une toute autre façon de vivre et de penser. La découverte du Japon, de l’ensemble des symboles qu’il recouvre, apparaît comme fondamentalement libératrice. On assiste ici à la perdition de tout repère sémantique traditionnel et à l’émergence simultanée de la reconquête d’une liberté sémantique perdue. L’immersion dans l’univers japonais se fait au prix de la défamiliarisation.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Si Barthes transcrit ici l’image d’un Japon à la sémantique proche de la perfection, à aucun moment, il ne cherche à juger ou à comparer les deux systèmes de signes entre – eux (système oriental et occidental). Bien que le titre <i>L’Empire des signes</i> laisse transparaître la fascination de l’auteur pour le symbolisme japonais, Barthes n’essaie pas de le faire prévaloir sur celui occidental. Il ne fait aucun jugement de valeur. Le Japon n’est pas présenté comme un système supérieur ou meilleur que le nôtre mais simplement comme différent. D’ailleurs, c’est en les maintenant dans leur différence et leur « étrangeté », dans leur irréductibilité, qu’il sera possible de goûter au plaisir du dépaysement et du déracinement qu’ils procurent.<span>  </span>Barthes prévient,</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.45pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.45pt;"><span style="font-size:11pt;">« Je ne regarde pas amoureusement vers une essence orientale, l’Orient m’est indifférent, il me fournit simplement une réserve de traits dont la mise en batterie, le jeu inventé, me permettent de « flatter » l’idée d’un système symbolique, entièrement dépris du nôtre. Ce qui peut être visé, dans la considération de l’Orientale, ce ne sont pas d’autres symboles, une autre métaphysique, (encore que celles-ci apparaisse bien désirable) ; c’est la possibilité d’une différence, d’une mutation, d’une révolution dans la propriété des systèmes symboliques. » &#8211; p.12</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Barthes ne s’essaie à aucune récupération de la dissemblance. S’approprier le système, ou essayer d’en saisir le sens, serait le pervertir et lui ôter sa singularité. « L’exemption du sens » habite le texte. Ce faisant, Barthes nous initie à la pensée Zen, au « <i>satori</i> ». Le « <i>satori</i> » dans la pensée bouddhiste équivaut à un « vide de parole », à un arrêt de la raison. Il est le moment mystique par excellence. En rupture complète avec la recherche du sens, « l’évènement Zen » se passe de mot et de raisonnement, il se vit. Le silence s’impose : Impossible à transcrire, difficile à penser, il touche aux limites de l’écriture.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0 1cm 0.0001pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0 1cm 0.0001pt;">Dans l’ouvrage, <i>Le</i> <i>Zen</i> <i>dans l’art chevaleresque du tir à l’arc</i>, E. Herrigel explique l’impossibilité pour l’européen de comprendre le Zen.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.45pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.45pt;"><span style="font-size:11pt;">« En Europe, on ne connaît guère que le bouddhisme spéculatif et l’on prétend même être arrivé à le comprendre au travers de ses écrits en apparence accessibles ; en réalité, il ne s’agit pas de celui-là mais (…) du Dyânaboudhisme connu au Japon sous la dénomination du Zen. Même si on suppose le comprendre en se basant sur des expériences qu’on imagine nettes et irrésistibles, les organes habituels de compréhension ne peuvent le saisir car il n’est pas spéculation mais expérience du fond insondable de l’être et que l’entendement ne peut concevoir. On le sait en tant qu’on l’ignore. » &#8211; p. 19</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:1cm;text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-family:Wingdings;"><span>§<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">         </span></span></span><!--[endif]--><b>Les Chapitres</b> :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Ils forment un heureux petit désordre, ou pêle-mêle de ressentis. Les 27 chapitres correspondent chacun à un événement rencontré, vécu et senti. Chacun fait écho à une particularité japonaise. Ils révèlent le surgissement d’un fait inouï, captent la furtivité d’un instant. En lisant le texte, on a l’impression que ses fragments s’enchaînent au rythme des réminiscences de l’auteur. Ce dernier raconte les faits tels qu’ils lui reviennent à l’esprit mais aussi (et surtout ?) tels qu’ils lui reviennent au corps. Le livre se distingue des autres essais plus théoriques rédigés par Barthes. Puisant ses sources dans les lieux quotidiens du Japon, l’auteur se promène dans la ville et s’y perd (« Centre ville – centre vide »). Il nous envoie quelques clichés pris au détour d’une rue, à l’angle d’une maison, à la vue d’un visage… Au passage, il s’arrête : il assiste à une pièce de Bunraku (théâtre de marionnettes) ou récite quelques vers de haïku. Plus tard, il parle des pratiques culinaires et nous met l’eau à la bouche avant de retourner dans la ville, d’entrer dans la gare ou à l’intérieur d’une papèterie. Bref, en quelques pages Barthes nous imprègne de ce nouvel univers. Souvent, il interroge l’étrangeté du système des signes qu’il rencontre. Ce qu’il souhaite nous montrer, ce sont les traits irréductibles propres à l’univers japonais. Ces caractéristiques, parce qu’irrécupérables, rendent l’exercice de la transposition du sens impossible. Elles immobilisent tout essai de traduction. Entre rêve et réalité, l’écriture du texte, fragmentée en petits chapitres, nous donne à lire un recueil d’impressions « insensées » et incongrues.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Voici ci-dessous une liste désordonnée de quelques unes de ces « étrangetés »…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.45pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.45pt;"><b><span style="font-size:11pt;"> </span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]--><b>Première « étrangeté » : La langue </b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">L’expérience de la langue inconnue, c&#8217;est-à-dire incomprise, est paradigmatique. Si cette expérience est courante pour le voyageur qui arrive dans un pays étranger, l’incompréhension de la langue japonaise a ceci de particulier qu’elle est double : phonétique et graphique. L’écriture japonaise, écriture idéographique, pousse l’étrangeté de la langue à son point ultime. Le dessin des lettres se confond avec l’art de peindre. C’est toujours quand le sens fait défaut, quand il n’est plus immédiat, lorsqu’il se heurte à l’incompréhension, que le signe resurgit dans toute sa pureté. Ce dernier apparaît de façon absolue, détaché du règne de la<span>  </span>signification. Le signe ne signifie plus. Dès lors, seulement, nous prenons le signe pour lui-même. Nous quittons la simple fonction pragmatique du langage (écrire pour dire ou pour signifier) et nous arrêtons sur la beauté des lettres, ces dessins idéographiques.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">« Où commence l’écriture ; où commence la peinture ? » p – 35</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">Barthes exprime la tension qui s’étire entre la volonté naturelle de traduire l’incompris et l’impossibilité de rendre au signifié son signifiant. On entend le signifié, on sait qu’il signifie quelque chose, mais le mot reste un son, une vibration libre de toute rationalité. La perte inhérente à toute traduction (idiotisme) devient un gain de liberté. Tout ceci revient à vivre l’avènement d’une signification non contrainte, c&#8217;est-à-dire soumise à l’exigence du sens et de la rationalité.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">La langue japonaise repose sur sa propre vision du monde. Les langues structurent des représentations du monde différentes ; elles sont à l’origine d’idéologies et de cosmologies étranges, variées. Celle japonaise semble plus proche de la vie réelle et concrète. Allégée du poids des catégories propre à la pensée aristotélicienne, elle dit simplement ce qui est, elle peint le réel. Les êtres fictifs auxquels nos récits imaginaires s’efforcent de donner vie sont au contraire coupés de toute réalité dans le système japonais. Le « il était une fois » <i>n’est pas, n’existe pas.</i> Le monde de la fable est clairement compris comme un monde inanimé. Il échappe à toute prédication réelle.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">« Nous savons que les concepts principaux de la philosophie aristotélicienne ont été en quelque sorte contraints par les principales articulations de la langue grecque. Combien inversement il serait bienfaisant de se transporter dans une vision des différences irréductibles (&#8230;) » &#8211; p. 15</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:52.5pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">Barthes « rêve » que cette expérience de libération de tout sens dure. Il la maintiendra tout au long du texte et par delà le système linguistique. Les symboles habitent le pays entiers et nous offrent la possibilité de vivre pleinement les expériences de l’intraduisible, de l’ineffable, de l’irrécupérable. A la question, comment vivre dans un pays inconnu sans connaître la langue ? (la langue qui apparaît ici comme la condition occidentale <i>sine qua none</i> pour communiquer), Barthes oppose la diversité des moyens de communiquer, de vouloir exprimer par delà l’échange de mots. La communication au Japon dépasse le simple échange linguistique. Le japonais s’exprime autant par le corps, les gestes, que par la voix. Les moyens de signifier abondent et ne se limitent pas à la transaction linguistique. Le corps parle et signifie autant que la voix, il engendre lui aussi un langage.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:1cm;text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.6pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">« Il se trouve que dans ce pays, l’empire des signifiants et si vaste, qu’il excède à tel point la parole, que l’échange des signes reste d’une richesse, d’une mobilité, d’une subtilité fascinantes en dépit de l’opacité de la langue, parfois même grâce à cette opacité. La raison est que là-bas le corps existe (…) ». -<span>  </span>p. 22</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]--><b>Deuxième « étrangeté » : La ville </b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">Le Japon repose sur une topographie qui finit de désorienter le touriste occidental. Si contrairement aux Etats-Unis dont les villes sont découpées en quadrilatères, il possède un centre ville, ce centre ville ne vaut pas comme point de repère : il est vide ! « Centre ville, centre vide » décrit l’organisation urbaine désopilante du japon. La carte japonaise, ne fait figurer aucun nom de rues. La raison en est que celles-ci ne sont pas d’appellation ! Seuls les quartiers sont nommés, clairement délimités et organisés autour de la gare, lieu central de la ville. Aussi pour se diriger, on dessine un petit croquis ou on demande au taxi de suivre les indications de la personne chez qui nous nous rendons grâce au téléphone. Les signes et les symboles dépassent les écriteaux. Ces derniers n’ont pas le monopole de la signification.<span>  </span>Tout le corps intervient.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]--><b>Troisième « étrangeté » : La cuisine </b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">À table ! Barthes nous communique le respect qu’a provoqué chez lui les repas japonais.<span>  </span>La cuisine japonaise désoriente. De la façon dont elle est préparée à sa disposition dans l’assiette, la cuisine japonaise se rapproche de l’art pictural. L’assortiment des aliments ainsi que la variété des mets composent une véritable palette de couleurs. Formant de petits « tas » (ou « pâtés », mais ce mot, provoque un effet de lourdeur qui risque d’obstruer la légèreté des plats), les condiments ponctuent le plat à la manière de fines touches impressionnistes. Quant aux instruments, les baguettes, Barthes les célèbre tels des objets sacramentaux ! Alors que nos couverts, agressifs et brutaux, piquent, traquent et coupent en vue de faciliter l’ingestion et la mastication des aliments, les baguettes désignent, caressent et soulèvent la nourriture de façon délicate et gracieuse. Rien dans le rituel culinaire n’est lourd ou pesant, tout y est légèreté. L’assiette ressemble à une feuille de papier satinée, les baguettes rappellent les plumes et les pinceaux. Les crudités et les bouillons toujours très clairs et limpides, abondent dans les menus lesquels acquièrent une saveur presque aérienne. Dans le chapitre « L’interstice », Barthes nous initie à la « tempura », manière japonaise de frire les aliments. Et même la friture semble exemptée de toute compacité. Aucune humidité, aucune graisse, ne s’associent au plat.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.6pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">« L’huile est sèche, sans plus aucun rapport avec le lubrifiant dont la méditerranée et l’Orient couvrent leur cuisine et leur pâtisserie. » &#8211; p. 39</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]-->Quatrième « étrangeté » : La politesse</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">Contrairement à l’occident, elle est entièrement assumée. Elle se donne à voir, s’exprime pleinement <i>via</i> le corps. Dans « Courbettes », Barthes s’arrête sur la façon de saluer. Pour offrir un cadeau ou remercier, le salut est fréquent. A nouveau, nous ne savons plus « décoder » l’échange. L’un offre, l’autre reçoit et remercie mais nous sommes incapables de dire « qui salue qui ». A égale hauteur, les deux corps pliés forment une ligne droite qui empêche de savoir qui des deux partenaires s’est penché en premier pour donner le cadeau. Le petit paquet déposé sur le sol prime moins que la scène du transfert. D’ailleurs, le paquet ne contient peut-être rien. Dans le chapitre « paquets », Barthes écrit sur l’omniprésence de ces petits échanges. Il est alors frappé par la prédominance du contenant sur le contenu. Ce que le papier ou la boîte enveloppe a peu d’importance, ce qui compte, c’est le don pour lui-même. Apparaît ici la générosité dans toute sa pureté. Aucune hypocrisie, juste l’échange d’un geste, d’un don dénué de toute contrepartie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0 1cm 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;">« Le cadeau est seul : il n’est touché ni par la générosité ni par la reconnaissance, l’âme ne le contamine pas. » &#8211; p. 91</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]--><b>Cinquième étrangeté : Le <i>Pachinko</i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">Un chapitre est dédié aux halls de <i>Pachinko</i>. Ces machines, sortes de croisement entre nos flippers et nos machines à sous, rassemblent un public très varié. Une large part de la société aime s’adonner à la pratique de ce jeu, près d’un japonais sur quatre y joue régulièrement. Le principe est de réussir à faire tomber les billes<span>  </span>contenues dans la machine. Ces dernières peuvent ensuite être échangées contre des friandises, cigarettes ou autres babioles sans grande valeur. N’ayant aucun autre intérêt que celui de voir s’écouler le ruisseau des petites boules métalliques, le jeu réside uniquement en la maîtrise du premier lancé. Eloigné de l’attitude pressée et stressée des joueurs des machines à sous ordinaires, l’art du <i>Pachinko</i> nécessite le calme et la patience. Le jeu a un tel succès au Japon que son chiffre d’affaire équivaut à celui des grandes surfaces.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]--><b>Sixième « étrangeté » : le <i>Bunraku</i> </b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">Barthes nous parle du théâtre japonais. Le jeu des acteurs frappe d’abord le spectateur occidental en tant qu’il ne cherche pas à imiter le réel. L’acteur ne prétend pas faire « vrai ». Il joue. Barthes s’intéresse à l’image de l’acteur &#8211; travesti. La frontière entre l’homme « civil » et l’homme « civilisé » est gommée : « c’est le même homme mais où commence la métaphore » ? (p. 71).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Barthes nous présente le <i>bunraku</i>, traditionnel spectacle de marionnettes au Japon. Différente de celle de nos kiosques, la marionnette du Bunraku n’est maintenue par aucun fil. Trois personnes s’occupent à manipuler, faire bouger et parler la poupée qui mesure 1 à 2 m de haut. A travers le <i>bunraku</i>, trois modes de signification apparaissent : le geste effectué, le geste effectif, le geste vocal (p.70). En libérant la poupée de ses fils, le théâtre japonais ne véhicule pas la métaphore d’un Dieu tout puissant qui contrôle et manipule le destin des hommes. De même, les pièces de théâtre japonaises n’incarnent pas l’idée de faute ou de culpabilité qui habitent la tradition dramatique en occident. Chez nous, le public coupé de la scène et plongé dans le noir symbolise la conscience du drame qui se joue sous ses yeux et en pleine lumière.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:54pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span>-<span style="font-family:'Times New Roman';font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;font-size:7pt;line-height:normal;">          </span></span><!--[endif]--><b>Septième étrangeté : le <i>haïku</i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Il existe trois grandes formes de poésie japonaise : Le <i>haïku</i>, le <i>tanka</i> et le <i>renku</i>. Le haïku, petit poème de 3, 5 et 7 syllabes répartis sur trois lignes est sans doute le plus connu. Poème prosaïque composé de trois vers, il célèbre l’anodin et s’empare de la furtivité d’un moment de la vie. Alors qu’il saisit « l’incident » en plein essor, qu’il capte et retient un instant de la nature, il brise toute tentative de commentaire. Le haïku témoigne d’une étrangeté radicale, celle de l’interprétation impossible. On ne peut en parler sans tomber dans la tautologie, c&#8217;est-à-dire dans une répétition vide. Il résiste à toute récupération de sens. Comment en effet interpréter ces haïkus de Bashô (1644-1695) et ne pas se perdre dans la paraphrase :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">J’arrive par le sentier de la montagne.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">Ah, ceci est exquis !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">Une violette !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">La vieille mare,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">Une grenouille saute dedans</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;"><span style="font-size:11pt;">Oh ! Le bruit de l’eau</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:35.4pt;" align="center"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">La platitude ce qu’il énonce ne le rend pas pour autant insignifiant. Au contraire, il excelle dans l’art de rapporter la simplicité des choses. Le secret du haïku semble impénétrable. Dans le haïku, on admire sa brièveté, sa clarté et sa légèreté.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.45pt;margin:0 1cm 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;">« Dans le haïku, la limitation du langage est l’objet d’un soin qui nous est inconcevable (…) le haïku n’est pas une pensée riche réduite à une forme abstraite mais un évènement bref qui trouve d’un coup sa forme juste. La mesura du langage est ce à quoi l’occidental est le plus impropre » &#8211; pp. 102 et 103 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.45pt;margin:0 1cm 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:1cm;text-align:justify;"><b><span style="font-size:11pt;"> </span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:1cm;"><b><span style="font-size:11pt;">Conclusion :<span>  </span><span> </span></span></b>Sur les haïkus</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;">Je m’arrête</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;margin:0 1cm 0.0001pt 35.4pt;">Ils seront ma conclusion.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:18pt;"><i><u><span style="text-decoration:none;"> </span></u></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:1cm;text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">Si selon Blanchot, « la parole de Barthes porte en elle le mariage de l’abstrait et du concret », le Japon vu par Barthes semble combiner la même incongruité. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:1cm;">&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Et les nomm(in)és sont &#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 08:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prix du livre Inter]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme chaque année, en juin, sera remis le Prix Inter. Les membres du jury ont été sélectionnés parmi de vaillants auditeurs volontaires. A eux maintenant de lire et d&#8217;élire le lauréat 2008. Cette année, c&#8217;est Alberto Manguel qui préside&#8230; Ce nom vous dit quelque chose ? France Inter nous le décrit en ces mots : [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=36&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, en juin, sera remis le Prix Inter. Les membres du jury ont été sélectionnés parmi de vaillants auditeurs volontaires. A eux maintenant de lire et d&#8217;élire le lauréat 2008. Cette année, c&#8217;est Alberto Manguel qui préside&#8230; Ce nom vous dit quelque chose ? France Inter nous le décrit en ces mots : &#8221; Autodidacte, érudit, bibliophile, polyglotte, essayiste, romancier, traducteur (il a dirigé la collection &#8220;Le Cabinet de lecture&#8221; chez Actes Sud), lecteur avide, Journaliste (presse, radio, télévision), il a publié de nombreuses anthologies, des romans, des traductions et des essais.&#8221; Et bien, rien que ça ?&#8230; Il est l&#8217;auteur d&#8217;une jolie &#8220;Histoire de la lecture&#8221; qui lui a d&#8217;ailleurs valu le &#8220;Prix Medicis essai&#8221;. Aujourd&#8217;hui alors que les années blanchissent sa petite barbe, Alberto Manguel, adopte les airs du <i>Vieil homme et la mer </i>d&#8217;Hemingway&#8230; Celui qui nous avez déjà invité chez Kipling, Stevenson et Borges, nous embarque dans l&#8217;aventure du 33 e Prix du Livre Inter. Affaire à suivre&#8230;</p>
<p>Mais, comment ?! Il existe un autre prix chez France culture? Et oui, voilà une semaine que le Prix France Culture / Télérama a été décerné à  &#8230; Valérie Ovaldé. A lire, un interview dans&#8230; <i>Télérama </i>bien sûr!<br />
Les auteurs retenus n&#8217;étaient autres que :</p>
<p>Henry Bauchau. Le Boulevard périphérique, Ed. Actes Sud<br />
L&#8217;écrivain et psychanalyste médite sur la mort, la mémoire, l&#8217;amour qui tisse des liens entre les êtres. Un livre oxygénant et obsédant.<br />
Lire la critique</p>
<p>Annie Ernaux. Les Années, Ed. Gallimard<br />
Une « autobiographie impersonnelle » qui est l&#8217;aboutissement magistral d&#8217;un travail d&#8217;écriture mené depuis plus de trente ans par l&#8217;auteur de La Place.<br />
Gilbert Gatore. Le Passé devant soi, Ed. Phébus<br />
Une tragédie contemporaine – la guerre civile au Rwanda – nourrit ce récit méditatif d&#8217;une grande profondeur, jailli sous la plume d&#8217;un écrivain de 26 ans.<br />
Lire la critique<br />
Lire le portrait<br />
Voir la vidéo</p>
<p>Luc Lang. <i>Cruels</i>, 13, Ed. Stock<br />
Seize fables contemporaines qui, mises bout à bout, dessinent un tableau crépusculaire et particulièrement décapant de la barbarie quotidienne.<br />
Véronique Ovaldé. <i>Et mon cœur transparent</i>, Ed. de l&#8217;Olivier<br />
Un roman enchanteur, tour à tour mélancolique et malicieux, un pied dans la réalité, l&#8217;autre dans la fantaisie, pour parler de chagrin, de solitude et de deuil.</p>
<p>Yves Pagès. <i>Le Soi-disant</i>, Ed. Verticales<br />
Le quotidien doux-amer et vivifiant d&#8217;un quartier populaire parisien, au début des années 70 : vie, mort, adultes, vus à travers les yeux d&#8217;un enfant.<br />
Jacques Roubaud. <i>Parc sauvage</i>, Ed. du Seuil<br />
Dans la France occupée, deux enfants au cœur d&#8217;un récit d&#8217;apprentissage. A la fois livre des merveilles et tombeau de l&#8217;enfance martyrisée.<br />
Lire la critique</p>
<p>Frédéric Roux. <i>L&#8217;Hiver indien</i>, Ed. Grasset<br />
Dans une réserve indienne, aux Etats-Unis, un faux roman d&#8217;aventures où l&#8217;ironie se joue des stéréotypes et des clichés.<br />
Boualem Sansal. <i>Le Village de l&#8217;Allemand</i>, Ed. Gallimard<br />
Entre France et Algérie, entre passé et présent, une réflexion courageuse sur l&#8217;oppression, la résistance ou l&#8217;acquiescement à la barbarie.</p>
<p>Martine Sonnet. <i>Atelier 62</i>, Ed. Le Temps qu&#8217;il fait<br />
A travers le portrait bouleversant d&#8217;un homme, ouvrier aux forges de la Régie Renault, le tableau minutieusement brossé d&#8217;une époque et d&#8217;une classe sociale – la condition ouvrière.</p>
<p>Par Nathalie Crom, pour <i>Télérama</i></p>
<p>Pour lire les critiques et voir les vidéos, allez vite sur :</p>
<p>http://www.telerama.fr/livre/25836-et_nos_nomines_sont.php</p>
<p>Pour le vidcast RSS : Abonnez-vous : http://www.telerama.fr/promos/podcast/podcast.xml</p>
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		<title>Extraits</title>
		<link>http://lotie04.wordpress.com/2008/02/25/extraits/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 13:48:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Extraits]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques mots et brides de texte piochés ici ou là pour résumer et esquisser le contenu de certains titres. Bonne lecture!<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=33&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques mots et brides de texte piochés ici ou là pour résumer et esquisser le contenu de certains titres.</p>
<p>Bonne lecture!</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lotie04.wordpress.com/33/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lotie04.wordpress.com/33/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lotie04.wordpress.com/33/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lotie04.wordpress.com/33/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=33&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title></title>
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		<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 14:56:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Extraits]]></category>

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		<description><![CDATA[ Postlecture l’affaire du chien des baskerville, pierre bayard Editons de Minuit, janvier 2008  Pierre Bayard, auteur du Best seller, Comment parler des livres que l’on n’a pas lus (Les Editions de Minuit, 2007), signe avec l’Affaire du chien des Baskerville un nouveau récit « encré » dans l’univers de Sir Arthur Conan Doyle. « Elémentaire mon cher Watson… » ? Un récent [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=35&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><i><span style="font-family:'Arial Narrow';font-variant:small-caps;"> Postlecture</span></i></strong></p>
<p><strong><i><span style="font-family:'Arial Narrow';font-variant:small-caps;">l’affaire du chien</span></i><span style="font-family:'Arial Narrow';font-variant:small-caps;"> <i>des baskerville,</i></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family:'Arial Narrow';font-variant:small-caps;"></span></strong><span style="font-family:'Arial Narrow';font-variant:small-caps;">pierre bayard</span></p>
<p><span style="font-family:'Arial Narrow';font-variant:small-caps;"></span><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';">Editons de Minuit, janvier 2008</span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"></span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">Pierre Bayard, auteur du <i>Best seller</i>, <i>Comment parler des livres que l’on n’a pas lus </i>(Les Editions de Minuit, 2007), signe avec l<i>’Affaire du chien des Baskerville</i> un nouveau récit « encré » dans l’univers de Sir Arthur Conan Doyle.</span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"><strong>« Elémentaire mon cher Watson… » ?</strong></span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">Un récent sondage britannique révèle qu’une majorité d’anglais sont convaincus que Sherlock Holmes a réellement existé. Parmi 3000 personnes interrogées 58% pensent en effet que le célèbre détective vivait à Londres alors que 23 % soutiennent que Wilton Churchill est un être de fiction ! Fiction ou réalité, la<span>  </span>frontière entre les deux mondes semble se perdre dans l’épais brouillard anglais… Laissons de côté l’homme politique et acceptons un instant de donner vie à l’être de papier ! Parce que, selon Pierre Bayard, « <i>le monde que produit le texte littéraire est un monde incomplet »,</i> nous pouvons à souhait pénétrer « <i>l’univers troué »</i> du récit et y apporter nos propres théories. Le lecteur devient acteur, il réécrit le texte en même temps qu’il le lit. Michel de Certeau<a name="_ftnref1" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn1" title="_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">[1]</span></span></span></span></a> préfère, quant à lui, parler de lecteur « braconnier ». Or quelle meilleure métaphore que celle d’un lecteur « chasseur » pourrait s’appliquer à la traque d’un chien meurtrier ? A travers ce nouvel essai, Pierre Bayard propose de relire pour l’éclaircir l’énigme du <i>Chien des Baskerville</i>. </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">Dans <i>Le dernier problème</i>, Watson rapporte la tragique disparition de Holmes dans les chutes de Reichenbach. Tombé entre les griffes du terrible professeur Moriarty, tout indique la mort du célèbre détective. Nous sommes en 1893 lorsque Doyle tue son héros. Les milliers de lecteurs, passionnés, n’en revenaient pas. Holmes assassiné ?! Las de son personnage, l’auteur aurait mis fin à l’écriture des quelques pages journalières. Les protestations fusèrent dans le royaume entier<a name="_ftnref2" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn2" title="_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">[2]</span></span></span></span></a>. Coupable d’infanticide ? Doyle avoue volontiers au fil de sa correspondance être fatigué par l’écriture des nouvelles de Sherlock Holmes. Il confie à sa mère, <i>« Je pense tuer Holmes dans la sixième. Il m’empêche de penser à des choses meilleures »</i>. Le problème se pose alors pour lui de savoir comment mettre fin aux jours du détective. <i>« Un homme comme celui là ne peut pas succomber à un petit rien ou à une mauvaise grippe, sa fin doit être violente et dramatique. »</i> Apparaît ainsi le diabolique professeur Moriarty. Mais la mort, dissimulée par une équivoque disparition, échappe à l’auteur qui décide, neuf années plus tard, de rendre à l’appartement du <i>221 bis Baker Street</i> son célèbre locataire<i>. Le Chien des Baskerville</i> célèbre le retour de Sherlock Holmes sur les landes du Devonshire. Mais cette nouvelle affaire ressuscite-t-elle la perspicacité du détective dans son intégralité ? Pas si sûr…<i></i></span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"><span>                </span>Pour la troisième fois, Pierre Bayard endosse le rôle de critique policier. Après avoir rétabli la « vérité »  (s’il existe une vérité de fiction) au sujet du meurtre de Roger Ackroyd<a name="_ftnref3" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn3" title="_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">[3]</span></span></span></span></a>, revu et corrigé la culpabilité de Claudius, le beau père de Hamlet<a name="_ftnref4" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn4" title="_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">[4]</span></span></span></span></a>, l’auteur interroge la pertinence du dossier Baskerville<i>. </i>Dans ce nouvel essai, l’écrivain policier troque le chapeau de Poirot pour la toque de Sherlock ! Tel un chien de chasse affuté, Pierre Bayard déjoue une à une les conclusions de l’enquête. Fichtre ! Si nous savions que l’erreur était humaine, nous ignorions qu’elle était aussi holmésienne ! Holmes se serait-il donc trompé ? La question mérite d’être posée. Devant les incohérences du récit et les failles du raisonnement, il est temps de mettre les célèbres déductions à l’épreuve de conviction. Mais avant de nous exposer la véritable identité du meurtrier, Pierre Bayard analyse celle de notre cher enquêteur anglais. Un rien psychanalytique, le reflet du miroir esquisse la silhouette d’un détective vieillissant, tourmenté et quasi absent ! Un Sherlock sujet à la faute, un Holmes en proie à l’erreur, c’est peut-être à ce moment précis seulement, que Doyle réussit à porter le coup fatal à son encombrante créature. </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"><span> </span></span><span style="font-family:'Arial Narrow';"><span>           </span></span><i><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';">L’Affaire du chien des Baskerville</span></i><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"> captive dès les premières pages. Le lecteur est tenu en haleine autant par l’intérêt que suscite la réouverture du dossier que par la curiosité de découvrir l’identité du véritable meurtrier. Nul besoin de connaître le texte original, Bayard, passé maître dans l’art de « parler des livres que l’on n’a pas lus », appuie l’ensemble de ces arguments d’une pertinente sélection de citations. Bleffant par sa force de persuasion, le présent essai nous inciterait presque à rejoindre les 58% des anglais sondés…</span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Arial Narrow';"> </span></p>
<div>
<hr SIZE="1" width="33%" align="left" />
<div><a name="_ftn1" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref1" title="_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';">[1]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"> <i>In</i> <i>L’invention du quotidien, </i>1. Paris : Gallimard, 1990<i></i></span></div>
<div><a name="_ftn2" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref2" title="_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';">[2]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"> « Quand la nouvelle fut officiellement connue (…), de nombreux lecteurs en colère assaillirent les journaux de textes de protestation, et le <i>Strand</i>, qui publiait les nouvelles de l’écrivain, fut submergé dans le flot de lettres d’injures émanant de lecteurs en colère. Certains s’adressèrent également, dans l’espoir de les faire intervenir auprès de Conan Doyle, à des membres du parlement, et même au Prince de Galles » <i>Ibid</i>. p.112-113</span></div>
<div><a name="_ftn3" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref3" title="_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';">[3]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"> <i>Qui a tué Roger Ackroyd ?, Paris : Les Editions de Minuit, 1998 (collection « Reprise »)</i></span></div>
<div><a name="_ftn4" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref4" title="_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';">[4]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"> <i>Enquête sur Hamlet. </i>Le dialogue de sourds<i>, Paris: Les Editions de Minuit, 2002</i></span><i><span style="font-size:8pt;font-family:'Arial Narrow';"> </span></i></div>
</div>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lotie04.wordpress.com/35/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lotie04.wordpress.com/35/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lotie04.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lotie04.wordpress.com/35/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=35&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>XXI, la nouvelle revue du siècle!</title>
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		<comments>http://lotie04.wordpress.com/2008/02/21/xxi-la-nouvelle-revue-du-siecle/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2008 22:12:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[NOUV"ailes"]]></category>

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		<description><![CDATA[La revue XXI, comme 21e siècle, sort de l&#8217;ordinaire de vos hebdodamadaires. Et ce pour plusieurs raisons : 1. Parce qu&#8217;elle est trimestrielle 2. Parce qu&#8217;elle contient o% de publicité 3. Parce qu&#8217;elle adopte un format à l&#8217;italienne 4. Parce qu&#8217;elle propose des enquêtes et des reportages en BD 5. Parce qu&#8217;elle repose sur le principe du &#8220;narrative writting&#8221; [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=34&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La revue <strong>XXI</strong>,<strong> </strong>comme 21e siècle<strong>,</strong> sort de l&#8217;ordinaire de vos hebdodamadaires. Et ce pour plusieurs raisons :</p>
<p>1. Parce qu&#8217;elle est trimestrielle</p>
<p>2. Parce qu&#8217;elle contient o% de publicité</p>
<p>3. Parce qu&#8217;elle adopte un format à l&#8217;italienne</p>
<p>4. Parce qu&#8217;elle propose des enquêtes et des reportages en BD</p>
<p>5. Parce qu&#8217;elle repose sur le principe du <em>&#8220;narrative writting&#8221;</em> (le journalisme du récit)</p>
<p>6. Parce qu&#8217;elle bénéficie du statut de livre et ne se vend qu&#8217;en librairie</p>
<p>&#8230; à compléter!</p>
<p><img border="0" width="650" src="http://www.eyrolles.com/Scan/MaxiScan/9782352040569.jpg" height="430" /></p>
<p align="left"><font color="#ff6600"><u><strong>Les créateurs</strong></u> : </font></p>
<p>- <font color="#993300">Laurent Beccaria</font>, directeur des éditions <em>Les Arènes</em></p>
<p>- <font color="#993300">Patrick de Saint-Exupéry</font>, ancien journaliste grand reporter au <em>Figaro</em></p>
<p><a href="http://www.leblogde21.com/rss2.php">http://www.leblogde21.com/rss2.php</a></p>
<p>Allez voir la démo!!</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x3ayah_bandeannonce-xxi">http://www.dailymotion.com/video/x3ayah_bandeannonce-xxi</a></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lotie04.wordpress.com/34/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lotie04.wordpress.com/34/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lotie04.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lotie04.wordpress.com/34/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=34&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Elémentaire mon cher Watson ?? Pas si sûr&#8230;</title>
		<link>http://lotie04.wordpress.com/2008/02/15/elementaire-mon-cher-watson-pas-si-sur/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 21:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Extraits]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le monde que produit le texte littéraire est un monde incomplet [1]», aussi les interprétations des récits demeurent et demeureront à jamais infinies. Le livre est à peine ouvert. Il repose sur le bureau. Je lis les premiers mots, profiles quelques lignes, tournes la page&#8230; Aussitôt, me voilà transportée dans l&#8217;univers des landes du [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=32&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address><font color="#333333"><font face="Times New Roman"><font color="#ff6600"><span style="font-size:8.5pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"></p>
<div style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><span style="color:teal;font-family:Arial;"><font size="3" color="#999999"><strong></strong></font></span></span></strong></div>
<p></span></font></font></font></address>
<p>« Le monde que produit le texte littéraire est un monde incomplet [1]», aussi les interprétations des récits demeurent et demeureront à jamais infinies.</p>
<p>Le livre est à peine ouvert. Il repose sur le bureau. Je lis les premiers mots, profiles quelques lignes, tournes la page&#8230; Aussitôt, me voilà transportée dans l&#8217;univers des landes du Devonshire. Prête à me couvrir d&#8217;un manteau écossais, à m&#8217;affubler d&#8217;un chapeau et à m&#8217;emparer de la pipe de mon grand-père, je me retiens d&#8217;ouvrir l&#8217;étui du vieux violon de la maison. Autant vous dire, que l&#8217;univers de Doyle s&#8217;empare très vite de la pièce. « Elémentaire, mon cher Watson ?&#8230; »</p>
<p>L&#8217;affaire du chien des Baskerville captive le lecteur dès le début. Quel défi que celui de vouloir réfuter le célèbre détective anglais ! Mais, qui donc ose revenir sur la conclusion de l&#8217;une des plus célèbres enquêtes de la littérature policière ? Pierre Bayard.</p>
<p>« Ah, oui, me direz-vous&#8230; Pierre Bayard&#8230; N&#8217;est-ce pas ce même quidam qui a récemment fait parler de lui justement en parlant de la façon de parler des livres que l&#8217;on n&#8217;a pas lus ? &#8221; (<span style="color:#ff9900;"><font size="2"><font color="#000000" face="Times New Roman"><strong>Comment parler des livres que l’on a pas lus ? / Editions de Minuits, 2007) </strong></font></font></span>Oui oui, c&#8217;est lui, Pierre Bayard. Seulement, cette fois, il a lu. Il a tellement lu qu&#8217;il connaît Le chien des Baskerville sur le bout des doigts. Maîtrisant le manuscrit de Doyle à la perfection, il décèle les légèretés, les incohérences et les erreurs inhérentes au raisonnement de Holmes. Ainsi donc, par souci de vérité, Pierre Bayard se lance dans la reconquête de l&#8217;enquête. Après avoir analysé le meurtre de Roger Ackroyd[3], remis en question la culpabilité du beau-père d&#8217;Hammlet[4], le critique policier reprend la plume pour nous dévoiler le véritable assassin des Baskerville !</p>
<p>- « Fichtre, vous entendez Watson ?? »</p>
<p>Ps : Dites-moi, Pierre, au sujet de Marat&#8230; C&#8217;est bien Charlotte Corday, l&#8217;auteur du crime ?</p>
<p><font size="+0"><font size="+0"><font size="+0"><span><strong><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><a name="_ftn1" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref1" title="_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="color:#ff9900;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;color:#ff9900;font-family:'Times New Roman';"><strong><font color="#999999">[1]</font></strong></span></span></span></span></span></a><span style="color:#ff9900;"><font size="2"><font color="#999999" face="Times New Roman"><strong> Op. cit. p.67</strong></font></font></span></span></strong></span></font></font></font><font size="+0"><font size="+0"><font size="+0"><span><strong><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><br />
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<div><a name="_ftn3" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref3" title="_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="color:#ff9900;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;color:#ff9900;font-family:'Times New Roman';"><strong><font color="#999999">[3]</font></strong></span></span></span></span></span></a><span style="color:#ff9900;"><font size="2"><font color="#999999" face="Times New Roman"><strong> Qui a tué Roger Ackroyd ? / Editions de Minuits, 1998</strong></font></font></span></div>
<div><a name="_ftn4" href="http://lotie04.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref4" title="_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="color:#ff9900;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;color:#ff9900;font-family:'Times New Roman';"><strong><font color="#999999">[4]</font></strong></span></span></span></span></span></a><font color="#999999"><span style="color:#ff9900;"><font size="2"><font face="Times New Roman"><strong> Enquête sur Hammlet / Editions de Minuits, 2002</strong></font></font></span><font size="2" face="Times New Roman"><strong> </strong></font></font></div>
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<div style="text-align:center;"><strong><img border="0" width="180" src="http://www.rouletabille.perso.cegetel.net/Images/Adaptations/BD/ImageHolmes.JPG" height="180" /></strong></div>
</address>
<p></span></strong></span></font></font></font><br />
<address><font color="#333333"><font face="Times New Roman"><font color="#ff6600"><span style="font-size:8.5pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><strong></strong></span></font></font></font></address>
<h6 align="center"><span style="font-size:8.5pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">L’AFFAIRE DU CHIEN DES BASKERVILLE, </span></h6>
<h6 align="center"><span style="font-size:8.5pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">Pierre Bayard, Paris: Minuit, janvier 2008</span></h6>
<p><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"></span><font color="#ff6600"><strong><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman">&#8221; Dans la chambre où elle est enfermée depuis plusieurs heures, la jeune fille entend les cris et les rires qui montent de la grande salle. À mesure que la soirée avance et que les esprits s’échauffent sous l’influence de l’alcool, l’angoisse grandit en elle à la pensée du sort que lui réservent les hommes qu’elle entend festoyer, et, au premier rang, le pire de tous, le chef de</font></span><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman">la bande, Hugo Baskerville, propriétaire dévoyé du manoir qui porte son nom. Cela fait des mois qu’Hugo tourne autour de la jeune paysanne, qu’il a tenté d’attirer par tous les moyens, d’abord en essayant de la séduire, ensuite en offrant à son père des sommes d’argent importantes s’il acceptait de favoriser leur relation. Mais elle n’éprouve que répulsion pour cet homme monstrueux, et n’a eu de cesse de l’éviter. Hugo et ses hommes n’ont pas hésité alors, en ce jour de la Saint-Michel, à recourir à la violence et, profitant d’une absence de son père et de ses frères, à l’enlever et à l’emmener au manoir. Quand la porte de la pièce s’est refermée sur elle, la jeune femme est restée un moment immobile et incapable de réagir, paralysée par l’émotion. Puis, surmontant sa peur, elle s’est ressaisie et a entrepris de chercher un moyen pour s’échapper de sa prison. Elle a d’abord tenté de forcer la serrure, mais a dû renoncer rapidement. Fabriquée en métal et insérée dans une porte en chêne massif, elle résisterait à tous les coups. Un regard circulaire sur la pièce où elle est enfermée montre qu’à l’exception d’un conduit de cheminée inaccessible il ne reste qu’une ouverture disponible : une petite fenêtre à peine visible, qu’il est possible à une personne non corpulente d’ouvrir et d’enjamber. Mais, en se penchant, elle constate que le sol est à plusieurs mètres en contrebas, et sauter signifie se briser un membre, plus probablement encore se tuer. Cette ouverture est cependant la seule qui permette à la prisonnière d’entretenir un mince espoir, à condition de faire preuve d’agilité et d’accepter de jouer sa vie sur un coup de chance. Du lierre grimpe le long de la façade, depuis le sol jusqu’au toit, et elle se résout donc, en prenant tous les risques, à tendre le bras et à l’agripper, puis, en s’aidant des gouttières, à amorcer une périlleuse descente et à se laisser glisser jusqu’en bas.</font></span><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman">Parvenue finalement au sol, et en dépit des écorchures faites en descendant le long du mur, la jeune fille s’éloigne immédiatement du manoir et prend en courant la direction de la maison paternelle, distante de trois lieues, dont elle devine au loin, plus qu’elle ne les aperçoit, les lumières sur la lande. Malgré la souffrance et l’angoisse, l’espoir commence à renaître en elle à mesure qu’elle s’éloigne de sa prison, et elle parvient à surmonter la terreur due à l’obscurité et aux bruits étranges qui lui parviennent de la lande, un monde habité la nuit, à cette époque que la science n’a pas encore civilisée, par des créatures surnaturelles. Des bruits indistincts que domine bientôt un son plus fort et plus régulier, qui se rapproche rapidement et dont il est aisé de reconnaître l’origine. C’est le galop d’un cheval, lancé à toute allure sur le chemin, que son cavalier presse de ses cris, et dont la destination ne laisse malheureusement guère de doute. Mais il y a pire encore pour qui prête avec attention l’oreille aux sons de la lande. Plus terrifiant encore que le bruit de la cavalcade est le hurlement d’une bande de chiens, dont les aboiements se font de plus en plus proches, comme s’ils avançaient plus vite que le cheval et l’avaient déjà laissé loin derrière eux. La jeune fille comprend alors que son geôlier s’est rendu compte de sa disparition et s’est lancé à sa poursuite. Mais il ne s’est pas contenté de prendre son cheval. Il a aussi lancé sur ses traces la meute des chiens qu’il utilise pour la chasse, après leur avoir probablement fait sentir un vêtement de sa prisonnière, devenue un nouveau gibier.</font></span><font face="Times New Roman"><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">Terrassée par la fatigue, morte de frayeur, la jeune femme, abandonnant le sentier sur lequel elle courait, n’a d’autre ressource que de se jeter dans une large cuvette, un </span><i><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond-Italic;">goyal</span></i><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">, où se dressent deux grosses pierres élevées jadis par les habitants du lieu. Elle sait qu’elle n’a aucune chance d’échapper à son ravisseur et qu’elle ne peut que gagner quelques minutes de répit avant d’être découverte et déchiquetée par les molosses. Accroupie par terre où elle tente de reprendre son souffle, elle attend, en adressant au Ciel des prières résignées, le dénouement inévitable. Et celui-ci ne manque pas de se produire, avec le surgissement d’Hugo Baskerville, qui descend brutalement de son cheval, qu’il ne prend même pas la peine d’attacher à un arbre, et se jette lui aussi dans le goyal. Mais le poursuivant ne ressemble pas à l’homme à l’apparence redoutable qu’elle s’attendait avec crainte à voir émerger des ténèbres. Son visage n’exprime pas la colère du chasseur</span></font><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman">qui a laissé échapper sa proie, mais une terreur sans nom qui déforme ses traits. Car Hugo Baskerville, comme sa victime, est maintenant réduit lui-même à l’état de proie. Derrière lui se dresse une forme monstrueuse, celle d’un chien noir gigantesque, d’une taille qui défie l’imagination, qui semble sorti tout droit de l’enfer et se tient sur le bord du goyal, les yeux injectés de sang. D’un bond prodigieux, il se lance sur Hugo, qui ne peut l’éviter et roule par terre en poussant un cri d’horreur. Un cri qui s’éteint aussitôt dans sa gorge, car le monstre y a planté ses crocs, et le jeune homme perd rapidement connaissance. Abasourdie par le spectacle et à bout de nerfs, la jeune femme s’effondre et meurt d’épuisement et de peur, si bien que les compagnons d’Hugo découvrent deux cadavres quand ils parviennent à leur tour au bord du goyal. Un spectacle si saisissant que certains – raconte-t-on depuis dans les villages avoisinants – en succombèrent d’effroi et que d’autres en devinrent fous à jamais.</font></span><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman"> </font></span><font face="Times New Roman"><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">À quoi pense donc la jeune fille au moment de rendre son âme ? Si les textes qui sont parvenus jusqu’à nous restent muets sur ce point, il n’est pas interdit de faire oeuvre d’imagination. Car les pensées des personnages littéraires ne sont pas enfermées à jamais dans l’intériorité de celui qui leur a donné souffle. Plus vivantes que beaucoup de vivants, elles se diffusent à travers ceux qui fréquentent leurs auteurs, imprègnent les livres qui les racontent et traversent les époques à la recherche d’un destinataire bienveillant. Il en va ainsi des dernières pensées de la jeune fille dont je viens de raconter les instants ultimes au fond d’un goyal perdu de la lande de Dartmoor. Elles sont porteuses d’un message non décrypté jusqu’à présent, message sans lequel l’ouvrage le plus célèbre de Conan Doyle, </span><i><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond-Italic;">Le Chien des Baskerville,</span></i><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"> demeure incompréhensible. C’est à reconstituer ces pensées et leurs effets secrets dans l’intrigue que ce livre, rédigé à la mémoire de la jeune morte, voudrait s’attacher. La volonté de la comprendre et d’écouter ce qu’elle avait à nous dire m’a conduit en effet à reprendre minutieusement l’enquête sur les meurtres attribués au chien des Baskerville et à faire un certain nombre de découvertes, au point de mettre peu à peu en doute la vérité officielle. Il y a aujourd’hui tout lieu selon moi de supposer, au vu d’une série d’indices convergents, que la solution généralement admise pour expliquer les crimes atroces qui ont ensanglanté la lande du Devonshire ne tient pas et que le véritable assassin a échappé à la justice. Comment Conan Doyle a-t-il pu se tromper à ce point ? Il lui manquait sans doute, pour résoudre une énigme aussi complexe, les outils de la réflexion contemporaine sur les personnages littéraires. Ceux-ci ne sont pas, comme on le croit trop souvent, des êtres de papier, mais des créatures vivantes, qui mènent dans les livres une existence autonome, allant parfois jusqu’à commettre des meurtres à l’insu de l’auteur. Faute</span></font><font face="Times New Roman"><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">de mesurer cette indépendance, Conan Doyle ne s’est pas aperçu que l’un de ses personnages avait définitivement échappé à son contrôle et s’amusait à induire son détective en erreur. Cet essai, en engageant une véritable réflexion théorique sur la nature des personnages littéraires, leurs compétences insoupçonnées et les droits qu’ils peuvent revendiquer, se propose donc de rouvrir le dossier du </span><i><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond-Italic;">Chien des Baskerville </span></i><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">et de résoudre</span></font><font face="Times New Roman"><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">enfin l’enquête inachevée de Sherlock Holmes, permettant par là à la jeune morte de la lande de Dartmoor, errante depuis des siècles dans l’un de ces mondes intermédiaires qui environnent la littérature, de trouver le repos </span><span style="font-size:6.5pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">1</span><span style="font-size:11pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;">.</span></font><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman"> </font></span><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman"> </font></span><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font face="Times New Roman"> &#8221;</font></span></strong></font></p>
<p><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"></span><span style="font-size:8pt;color:#993366;font-family:SimonciniGaramond;"><font color="#ff6600" face="Times New Roman"><strong>1. Toute ma gratitude à François Hoff, éminent spécialiste de Sherlock Holmes, qui a bien voulu relire attentivement le manuscrit et me faire quelques suggestions utiles.</strong></font></span></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lotie04.wordpress.com/32/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lotie04.wordpress.com/32/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lotie04.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lotie04.wordpress.com/32/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=32&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Respire&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 21:26:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voilà, juste une petite photo, pour prendre l&#8217;air&#8230;<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=31&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
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<p align="justify">Voilà, juste une petite photo, pour prendre l&#8217;air&#8230;</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lotie04.wordpress.com/31/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lotie04.wordpress.com/31/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lotie04.wordpress.com/31/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lotie04.wordpress.com/31/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=31&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Prix du meilleur album au Festival d&#8217;Angoulême!!</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 07:49:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« LA OU VONT NOS PERES » de Shaun Tan Dargaud Un homme arrive dans une étrange contrée et tente de s&#8217;habituer à la vie et aux mœurs bizarres des habitants de ce pays. Il a laissé derrière lui femme et enfants pour leur assurer une vie meilleure&#8230; Shaun Tan, dessinateur australien né en 1974, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=22&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="oeuvre">«<strong> LA OU VONT NOS PERES » de Shaun Tan</strong></p>
<p class="legende"><img border="0" width="300" src="http://www.bdangouleme.com/upload/prix/couvertures/c06217426d0a6d35c34ffe3fdef7f361-dargaud-la-ou-vont-nos-pere.jpg" height="402" /></p>
<p class="legende"><strong>Dargaud</strong></p>
<p><em><font color="#993300">Un homme arrive dans une étrange contrée et tente de s&#8217;habituer à la vie et aux mœurs bizarres des habitants de ce pays. Il a laissé derrière lui femme et enfants pour leur assurer une vie meilleure&#8230; Shaun Tan, dessinateur australien né en 1974, traite ici du thème de l&#8217;immigration sous une forme métaphorique, convoquant une imagerie fantasmagorique. En résulte une histoire universelle, car tout un chacun pourra s&#8217;identifier au parcours de cet homme, à travers les yeux duquel le lecteur vit l&#8217;expérience tantôt douloureuse, tantôt enthousiasmante de l&#8217;adaptation à une autre culture.</font></em></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Alors, comme ça vous voilà&#8230;  Bienvenue dans Blogbooks !</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 09:43:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Incipit]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec Blogbooks, je vous propose de construire une petite étagère de la dernière rentrée littéraire. Pour satisfaire mes affaires, pénétrer dans la blogosphère m&#8217;est apparue être la meilleure manière&#8230; Pour ce faire, tentons de diffuser une brèche de lumière dans la bibliothèque éditorale de cette saison hivernale! Bonne lecture!<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lotie04.wordpress.com&amp;blog=2696350&amp;post=8&amp;subd=lotie04&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Blogbooks, je vous propose de construire une petite étagère de la dernière rentrée littéraire. Pour satisfaire mes affaires, pénétrer dans la blogosphère m&#8217;est apparue être la meilleure manière&#8230; Pour ce faire, tentons de diffuser une brèche de lumière dans la bibliothèque éditorale de cette saison hivernale!</p>
<p>Bonne lecture!</p>
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		<title>Par où commencer ?!</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 21:11:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lotie04</dc:creator>
				<category><![CDATA[Incipit]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" width="420" src="http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/chiffre/_files/file_273417_22908.jpg" height="279" /></p>
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